Hangman’s chair – Hope / Dope / Rope

Le groupe parisien sort un split avec Drawers à la fin du mois, sorte d’amuse gueule avant le plat de résistance que représente Hope/Dope/Rope, toujours sans date de sortie officielle....

Le groupe parisien sort un split avec Drawers à la fin du mois, sorte d’amuse gueule avant le plat de résistance que représente Hope/Dope/Rope, toujours sans date de sortie officielle. A cette occasion nous vous proposerons une interview du groupe dans l’émission du 21 mars prochain. Joff, fidèle parmi les fidèles, nous accompagnera pour faire le point sur l’actu d’Hangman’s Chair et parler de ce nouvel album. Joff nous propose en avant première sa vision passionnée d’un album à la hauteur des ses attentes… 

Là où Céline aura attendu d’avoir subi deux guerres pour dénigrer la vie dans ce qu’elle a de plus absurde et le genre humain dans son ensemble au travers de sa plume, bien nombreux sont les cuistres qu’on aura vu se casser les dents à cracher sur le cadeau de l’existence sans se vautrer dans une vanité crasse. L’expression de la souffrance portée en étendard. Réduite à un carton pour bénéficier d’une audience mondaine.


« You out there »

Dépeindre la beauté du désespoir, sans artifices ni canular. Des structures simples, peu de notes, un privilège accordé aux ambiances.

« You comfortably ones »

Deux évolutions remarquables : musicale tout d’abord donc (un retour à la lourdeur et aux ambiances maussades du premier album, les nappes de voix tout en nuances de Cubi en plus), mais aussi au niveau de la production (Francis Caste toujours derrière les manettes, parvient à sublimer les aspects les plus sombres et rampants des compositions du Quartet parisien)

« You point the finger »

On a coutume de dire que le sommet de la difficulté, la preuve d’une réelle maturité en matière artistique est d’atteindre justement la sobriété, la simplicité, la pureté, l’expression dénuée d’artifices

« You say the junkie is the problem »

Sept morceaux, sept voyages, sept défilés d’images, sept occasions de purger la plaie.

« You say the sexual deviant is the problem »

Des refrains qui vous restent collés dans le cortex toute la journée durant  (« Open veins », « December »), des ambiances ombrageuses et addictives  (les couplets de « The saddest Call »).
« You say the serial killer is the problem »

A l'image de « The snow is back in town » sur A Lament for the addicts, on retrouve ici la ballade mortuaire « December », ou la fin de tout dépeinte par sept coup de grosse caisse tournant en boucle, quelques accords de guitare folk et ce putain de chant à fleur de peau...

« You say the man who hates his fellow man is the problem »


Un magnifique album.

« But they ain’t the problem »

De l'espoir à la corde, en passant par la came

« You are the problem »

 

 

Joff